La pédopornographie prend de l’ampleur sur le Web

Enfant web

Les analyses le prouvent : les enfants sont de plus en plus en danger sur le Web. De plus en plus exposés à la pédopornographie, plus précisément, qui prend considérablement de l’ampleur comme le rapporte l’AFA ou association française des fournisseurs d’accès et de services Internet.

Lutte contre la pédopornographie : une étude fructueuse pour l’AFA

Les chiffres rapportés par l’AFA ou Association française des fournisseurs d’accès et de services Internet le démontrent : la pédopornographie est en hausse sur la toile. Des chiffres basés sur le nombre de transmissions de signalement de contenus pédopornographiques reçus par les membres de l’organisme. Parmi ces derniers, on retrouve 3 fournisseurs d’accès à Internet principaux français : Orange, Bouygues Télécom et SFR. Ainsi que des plateformes de renom du Net, pour ne citer que Facebook et Google. 1 225 contenus de ce type ont en outre été transmis aux autorités, dont 94 aux autorités uniquement, 504 au réseau INHOPE et 627 aux hébergeurs.

Les internautes français collaborent pour la lutte contre la pédopornographie

En fait, les signalements de contenus pédopornographiques reçus par l’AFA proviennent des internautes français eux-mêmes. Entre 2013 et 2014, le nombre de ces contenus signalés est passé de 2561 à 3244 et le nombre de contenus manifestement illégaux, de 550 à 1094. Toutefois, comme elle le relève, les contenus divers signalés spécialement à la plateforme Point de Contact comptent un certain nombre de contenus classés faux positifs ou appartenant à des catégories précises, différentes de la pédopornographie. En effet, il arrive que les utilisateurs émettent une fausse interprétation des contenus qui leur paraissent illicites.

Les contenus illicites en hausse générale selon l’AFA

Les contenus dits faux positifs enregistrés par l’AFA permettent en fait de remarquer que le secteur de la pédopornographie illicite n’est pas le seul à se développer sur la toile. Le rapport montre que les contenus choquants accessibles aux mineurs, les contenus racistes et/ ou xénophobes, les contenus faisant la promotion de la violence et ceux apparentés au terrorisme y sont également en hausse.